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Saturday, 18 May 2013

La nourriture n'est pas notre ennemie


La nourriture n'est pas notre ennemie

Oublions notre assiette, les aliments interdits, les régimes restrictifs. Le surpoids est un symptôme bien trop personnel pour être traité à coups de régimes spectaculaires autant qu’inefficaces. Apprenons plutôt à identifier nos blocages émotionnels et physiologiques pour mieux les dépasser.
Isabelle Artus Maureen Diament

Sommaire

On a dit et répété aux personnes en surpoids de moins manger, de mieux manger et de bouger plus. Elles l’ont fait et elles ont vu où cela les conduisait : à l’aggravation de leur cas. « L’alimentation n’est responsable que de 5 à 8 % des cas d’obésité », assène d’entrée de jeu le docteur Didier Panizza, médecin généraliste endocrinologue. Cette réalité biologique explique pourquoi, dans 90 % des cas, les régimes alimentaires, quels qu’ils soient, se soldent par un échec à trois ans. Il ne peut en aucun cas y avoir de traitement universel du surpoids, car celui-ci n’est ni une punition, ni une fatalité commune aux goinfres, mais le symptôme d’un corps et/ou d’une psyché qui ne fonctionnent pas bien. Inutile de culpabiliser devant la nourriture, les blocages émotionnels et métaboliques responsables de la prise de poids doivent être précisément identifiés pour pouvoir être levés. Une démarche qui ne va pas de soi.

Comprendre ses kilos émotionnels

Les kilos sont de natures multiples, indique le psychiatre Stéphane Clerget. Certains d’entre eux sont des « kilos-réactions » dont la cause, surtout lorsqu’elle est récente, est relativement facile à identifier – un deuil, une séparation, une mutation professionnelle difficile… D’autres, liés à des émotions anciennes qui remontent parfois à notre enfance, sont plus compliqués à nommer. D’autant que la compulsion alimentaire a justement pour but d’empêcher les émotions de remonter à la surface. Enfin, une dernière catégorie s’apparente plus à une réponse au stress, de l’ordre du réflexe. La difficulté survient lorsque le stress devient chronique, car la réponse alimentaire suit alors le même chemin. D’où un maintien du surpoids quoi que l’on fasse.
Ces kilos émotionnels sont évidemment difficiles à perdre. Tout d’abord parce que la construction même de nos premières émotions s’est faite au stade initial de notre développement. Le nouveau-né mange et établit ses premières relations au monde. Autant dire que manger pour se sentir bien ou mieux est un réfl exe profondément ancré en nous. Par ailleurs, il vient combler une faille, une blessure, un manque, et nous aide inconsciemment à aller bien. C’est pourquoi il est si difficile d’y renoncer.

Un travail de remontée à la source émotionnelle est nécessaire pour lever les blocages responsables de la prise ou du maintien du poids. Mais, pour un certain nombre d’entre nous, cette prise de conscience se révèle insuffisante. Il faut alors s’interroger sur notre envie inconsciente de garder ces kilos en trop. Voulons-nous vraiment les perdre ou sommes-nous victimes du poids des apparences ? Certes, ils nous encombrent, on aimerait se réveiller mince, pour voir… Et pourtant, nous y sommes souvent attachés, au propre comme au figuré.

Repérer les signaux du corps

Si notre histoire intime avec notre poids pèse sur la balance, le corps aussi a son mot à dire. Pour Didier Panizza, un corps trop gros est un corps qui ne fonctionne pas. Tout excès de graisse à une histoire, de même que sa localisation. Chacun traduit un certain type de dérèglement du métabolisme. Par exemple, l’obésité alimentaire de type cortisolique qui envahit le bas du visage, le cou, la nuque et le haut du dos (la fameuse « bosse de bison ») est très diff érente du surplus de graisse abdominale, lié à une hypersécrétion d’insuline, comme si nous étions en permanence en état de réponse au stress.
Souvent, notre corps envoie des messages que nous ne prenons pas la peine d’écouter, convaincus que le seul indicateur fiable est la balance. Ainsi, ballonnements en fin de repas, envie de dormir après le déjeuner, frilosité, excès de chaleur, fringales sont autant de signaux de détresse envoyés par un corps qui se dérègle, bien en amont de la prise de poids. « Seule la compréhension et la restauration des mécanismes biologiques à l’origine du dérèglement, donc de la prise de poids, permettent de retrouver une silhouette harmonieuse », assure le docteur Didier Panizza.
Ce médecin propose une approche de l’obésité à la fois originale et frappée au coin du bon sens. Par exemple, sa façon d’envisager – donc de traiter – la surabondance des adipocytes, terme scientifique élégant désignant la cellulite : « Les cellules graisseuses ne sont pas de simples réservoirs génétiquement programmés pour survivre en cas de famine ou de grande migration. Ce sont des “organes” à part entière, avec leurs propres hormones et leurs messagers qui assurent une interactivité avec les autres organes. » Une théorie qui peut paraître évidente, mais qui est loin de faire l’unanimité. « Les informations concernant le rôle des hormones, les perturbations de leur régulation, les causes de ces perturbations et les moyens de les corriger ne font pas l’objet d’un consensus, prévient le spécialiste. Tous ceux qui ont un excès de poids et qui en ignorent la ou les raisons doivent savoir que ce n’est pas à coups de régimes alimentaires restrictifs qu’ils régleront leurs problèmes. Ils doivent consulter et exiger de leur médecin une écoute sérieuse et la mise en oeuvre de moyens d’investigation – ils existent et ont fait leurs preuves ! –, pour aboutir à un diagnostic du problème spécifique et une proposition de démarche thérapeutique capable d’agir sur les causes. »
C’est là que le bât blesse. Une consultation chez le docteur Panizza coûte cent cinquante euros, les outils high-tech dont il dispose, les examens qu’il prescrit pour affiner son diagnostic et proposer un traitement sur mesure coûtent cher, très cher.

Surveiller ses hormones

« Les hormones régulent, entre autres, les signaux de faim et de satiété, c’est-à-dire l’appétit, la répartition des graisses et la rétention d’eau, explique le docteur Thierry Hertoghe, spécialisé dans la médecine anti-âge. À condition de travailler en synergie, et si possible de manière harmonieuse. Concrètement, une seule d’entre elles est déréglée et c’est l’ensemble du système qui dysfonctionne. » Un peu comme une guirlande lumineuse de Noël qui ne marche plus. Il faut trouver parmi les dizaines de petites ampoules lumineuses laquelle provoque la panne générale.
Par exemple, l’insuline, une hormone majeure produite par le pancréas, permet l’absorption du glucose par des cellules destinées à le stocker sous forme de graisse. Un excès d’insuline entraîne donc un surplus de réserves en gras, sans que l’on ait varié d’un iota son alimentation. C’est au médecin, si possible un endocrinologue (spécialiste des hormones), de débusquer les hormones défaillantes et de proposer le traitement ad hoc pour un rééquilibrage.
Impossible de s’autoréguler où d’« emprunter » son régime à une amie qui semble présenter le même type de surpoids que nous. Dans son cas, il s’agit peut-être d’un déficit en cortisol (l’hormone du stress) qui provoque une chute brutale de la glycémie avec, en réaction, un besoin rapide et important d’aliments sucrés. Associé à un excès d’insuline, le déficit en cortisol augmente donc considérablement le stockage des graisses. Tel autre en surpoids sera en réalité sujet à l’hypothyroïdie. Un manque d’hormone thyroïdienne conduit à un ralentissement du métabolisme, donc de l’élimination.

Ne pas perdre de poids alors même que l’on a l’impression de ne rien manger est un bon indice pour se faire prescrire un dosage sanguin de la TSH – hormone produite par l’hypophyse pour stimuler le fonctionnement de la glande thyroïde. Autre hormone à surveiller : la leptine, fabriquée par le tissu graisseux, secrétée dans la circulation sanguine et qui renseigne le cerveau sur l’état de nos stocks. Plus il y a de graisse, plus il y a de leptine, moins le corps a besoin de manger. En théorie seulement, car l’obésité produit une résistance à la leptine qui perturbe le signal et trompe le cerveau sur les ré serves en lipides de l’organisme. Résultat : une surconsommation de calories inutiles. Quelle que soit la nature des blocages à l’origine de nos kilos, ceux-ci n’ont que peu de chose à voir avec un appétit démesuré. Une réalité physiologique qui devrait nous faire cesser d’osciller entre frustration et culpabilité quand il s’agit de passer à table.

L’EFT pour chasser les émotions négatives

EFT signifie emotional freedom techniques (« techniques de libération émotionnelle »). Cette méthode de gestion des émotions, créée aux États-Unis dans les années 1990, est intéressante pour résoudre les compulsions alimentaires. Basée sur les préceptes de l’acupuncture, l’EFT propose dans un premier temps d’identifier les émotions négatives à l’origine de la prise de poids ou qui nous empêchent de perdre nos kilos, puis de les faire disparaître en tapotant avec deux doigts certaines parties du visage et du corps afin de rétablir la circulation dans les méridiens. Selon la capacité de chacun à nommer ses émotions, les souvenirs se précisent.

À lire

• Grossir, c’est surtout mal fonctionner de Didier Panizza 
Pour en finir avec les idées reçues sur les régimes, et retrouver un bon fonctionnement (Res Medica, 2008).
• Les Kilos émotionnels, comment s’en libérer de Stéphane Clerget 
Un guide complet pour comprendre l’origine du surpoids lié aux émotions (Albin Michel, 2009).
• Le Régime hormone de Thierry Hertoghe, avec Margherita Enrico 
Déterminer son profil hormonal et rééquilibrer son alimentation en fonction de celui-ci (Thierry Souccar Éditions, 2010).
• Les Métamorphoses du gras de Georges Vigarello 
Le sociologue publie une passionnante histoire de l’obésité. Avec son brio coutumier, il ouvre des perspectives inconnues et met à mal un certain nombre de clichés. Un livre à lire avant (et après) toute tentative de régime (Seuil, 2010).
• Maigrir et rester mince grâce à l’EFT de Jean-Michel Gurret (Leduc.s Éditions, 2010).


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Tuesday, 2 April 2013

Le régime Montignac : le qualitatif avant le quantitatif

Le régime Montignac : le qualitatif avant le quantitatif

Le régime Montignac est basé sur la dissociation des glucides et des lipides. Les sucres concentrés sont complètement bannis et seuls les glucides "lents" riches en fibres sont autorisés.
Le régime Montignac met en exergue l’aspect qualitatif plutôt que quantitatif des aliments. L’important est la façon dont va se comporter l’aliment sur le plan de la physiologie digestive, de même que les effets hormonaux et métaboliques. Les sucres concentrés sont interdits tandis que les fruits doivent être consommés en dehors des repas. Le régime Montignac est basé sur les aliments riches en fibres alimentaires et les sources de protéines maigres.

Les origines du régime Montignac

Il y a une vingtaine d’années Michel Montignac a mis au point ce régime. Lui-même étant à la recherche d’une solution pour son problème de poids chronique. Les recherches en nutrition menées par ce dernier l’ont amené à penser qu’une sécrétion trop élevée d'insuline était la cause de l'obésité. En 1981, il suit un régime en évitant les aliments à index glycémique élevé, qui favorisent la production d’insuline et perd 16 kilos. Depuis ce temps, Michel Montignac fait la promotion de sa méthode au travers de livres.

Les principes du régime Montignac

Le régime Montignac se pratique en deux phases. La première phase se poursuit jusqu’à l’atteinte du poids souhaité. Elle consiste à supprimer tous les sucres concentrés, à l’exception du fructose et les aliments à index glycémique élevé dont la bière, sucre, pomme de terre, farines blanches, céréales raffinées, riz blanc, semoule de blé, pain blanc, chocolat au lait, glucose, navet, melon, banane, ananas... Le régime Montignac recommande d'éviter la consommation des protéines animales dont les viandes, volailles, poissons, oeufs avec des féculents, pain, pâtes, céréales ou des légumineuses, lentilles, pois chiches, haricots. Les produits laitiers sans matière grasse peuvent être combinés aux féculents. Les fruits sont autorisés en dehors des repas.
La deuxième phase doit être suivie à vie pour le maintien du poids. Les sucres concentrés demeurent bannis, tout comme les aliments à index glycémique élevé. Le vin peut être consommé avec modération en mangeant.

Avantages et inconvénients

Le régime Montignac occasionne peu de risques de carence et permet de ne pas trop se priver. Les nombreuses protéines dans le régime Montignac offrent de ne pas ressentir la faim ce qui facilite la perte de poids. Il améliore le profil métabolique et diminue le risque de maladies cardiovasculaires. L’apport élevé en bons gras permet d’éclaircir le sang, prévenir l’arythmie, réduire les triglycérides sanguins, réduire le « mauvais » cholestérol et d’en augmenter le « bon ».
La perte de poids engendrée par le régime Montignac est du à l’apport calorique moindre. La combinaison protéines et lipides à volonté peut générer des apports en graisses saturées trop élevés. L’augmentation rapide de la consommation de fibres alimentaires peut irriter l’intestin. Le retrait de fruits et de légumes peut nuire à cet apport essentiel. Le régime Montignac est assez efficace à condition d’être poursuivi sur le long terme : un retour aux habitudes alimentaires classiques entraîne souvent une reprise de poids.
Le saviez-vous ?
Le régime Montignac requiert une bonne discipline et réussit mieux aux hommes qu’aux femmes.


Source Bloc.com : http://www.bloc.com/article/sante/regimes-et-nutrition/le-regime-montignac-le-qualitatif-avant-le-quantitatif.html#ixzz2PJoQrqde



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Sunday, 31 March 2013

Les régimes des stars sont-ils efficaces?

Les régimes des stars sont-ils efficaces?

Tous les mois, les people s'amusent à nous épater avec une nouvelle lubie alimentaire. Avec le régime "soupe" ou Miami, ils lancent des modes mais pas toujours pour notre bien. Alors faut-il suivre les régimes des people ? On vous dit tout.

Le régime petits pots de Jennifer Aniston


Pour entretenir sa taille de guêpe Jen se nourrit uniquement de petits pots pour bébé. Et ouic'est plus petit qu'une assiette de lasagne et cela ne contient que de bonnes chosesForcémentc'est ce qu'on donne à des bébés. Cela ne peut être QUE bon.

Certes, les portions de petits pots sont plus petites qu'un plat pour adulte. Mais là où Jennifer se trompe, c'est que ces préparations sont formulées pour aider à la croissance des bambins et sont donc plutôt riches. Se nourrir de petits pots revient à manger de petites quantités de choses très caloriques. En somme de se faire des shots de calories. Pas franchement très malin pour garder la ligne.
Taux d'efficacité : 1%
Le régime "soupe" d'Angelina Jolie
Avant chaque repas, Angies'enfile un bol de soupePuis,elle enchaîne avec un repas normal et équilibré mais dans des portions diminuéesUne fois rassasiéeelle file à son entraînement de kick-boxing pour entretenir son corps de rêve.
L'idée de remplir son estomac de soupe avant le repas est plutôt une bonne idéeCela cale l'appétit et évite de se jeter sur la nourritureSelon la saison, on peut varier les soupesdonc les goûts, les plaisirs et les différents apports en vitamines. Attention tout de même, le danger pourrait être de se contenter de soupes. Il ne faut pas zapper la suite du repas et garder une alimentation équilibrée avec de la viande et des féculents.
Taux d'efficacité : 80%
Le régime The Zone de Madonna
Madonna aime faire compliqué .Lorsqu'elle veut perdre quelques kilos, elle adopte le régime The Zone imaginé par Barry Sears. Son idée est que pour maigrir, le taux sucre sanguin doit atteindre un équilibre idéal grâce à un faible apport de glucides et de calories. Il faut donc quel'alimentation soit composée de 30% de protéines, 35% de lipides et 35% de glucides. Les menus sont donc à suivre à la lettre au court de 3 repas journaliers et 2 collations.Chaque repas ne doit pas dépasser les 500 calories tandis que les snacks ne doivent pas dépasser les 100 calories.Autant vous dire qu'il est presque impossible de doser sans l'aide d'un nutritionniste la proportion de lipidesglucides et protéines de sont alimentation de manière précise et exacte...
L'apport calorique étantdiminuévous allez bien sûrmincirMais avec le temps, laperte à tendance à stagner.Même s'il n'exclut aucunecatégorie d'aliment, le régimethe Zone reste extrêmementdifficile à suivre. Il faut toutcalculer, passer son temps à lire les étiquettes... Brefà moinsd'être une star hollywoodienneet d'avoir un assistant dédié àl'élaboration de vos repasil estquasiment impossible de réellement suivre le régime The Zone.


Taux d'efficacité: 40%




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Tuesday, 12 March 2013

La chrononutrition

La chrononutrition est une méthode pour maigrir et rester mince inventée par le Dr Delabos en 1986. On ne parle pas vraiment de régime parce que la chrononutrition n'en est pas un, c'est une méthode pour perdre du poids sans privation tout en rééquilibrant son alimentation mais en fonction des rythmes biologiques de l'organisme.

Selon les préceptes de la chrononutrition, les besoins du corps sont inscrits dans nos gènes. L'organisme sécrète à certains moments des substances notamment des enzymes et des hormones qui agissent sur notre capacité à assimiler et utiliser les aliments. Il faut donc s'alimenter en tenant compte de ces facteurs. 
Par exemple, au petit déjeuner il faut manger des aliments gras parce que le matin, l’organisme fabrique des substances destinées à la digestion des graisses. Au goûter, la chrononutrition recommande une collation sucrée car en fin de journée, l'insuline est secrétée pour amener du sucre à l'organisme et compenser la fatigue. 
Dans la chrononutrition, on doit donc consommer les aliments en fonction des horaires de la journée. En fait, on réorganise ses repas en mangeant de tous les aliments mais dans la bonne quantité et au bon moment.
En pratique, on mange gras le matin, solide le midi, sucré en fin de journée et léger le soir.
Cela vous rappel peut être l'adage : « Mangez comme un roi le matin, un prince le midi et un mendiant le soir ».
La chrononutrition vous permet aussi de déterminer votre propre morphotype pour comprendre pourquoi vous stockez vos kilos à certains endroits et comment y remédier par l'alimentation. A noter que la chrononutrition a été testée médicalement par les chercheurs de l'IREN (Institut de recherche européen sur la nutrition).

La chrononutrition : mincir et non maigrir !
Dans la chrononutrition, on peut manger de tout, meme les aliments qui sont généralement interdits dans les autres régimes mais on perd quand même du poids. Imaginez que vous allez pouvoir manger du pain, du fromage, du chocolat, des plats traditionnels comme le cassoulet ou la choucroute, de bons steaks avec des frites et pourquoi pas une raclette le matin au petit déjeuner !

Bien sur, les quantités dépendent de vos caractéristiques et vous ne pourrez pas manger ces aliments à n'importe quel moment de la journée. Cela demandera de  modifier ses habitudes alimentaires et intégrer les recommandations de la chrononutrition pour maigrir et rester mince. Cela dit, quel régime ne nécessite pas de modifier les comportements...

Dans la société actuelle, les comportements alimentaires sont bien différents et c'est ce que Delabos nous explique à travers son livre sur la chrononutrition. Les gens, dans leur façon de se nourrir, se basent plus sur les goûts et leurs envies que sur leurs besoins. Ils ne se nourrissent plus instinctivement. Nous avons quand même des excuses qui expliquent ces erreurs alimentaires que nous répétons sans cesse et qui malmènent notre corps. Notre vie est en effet bien différente, la place du travail est devenu plus importante, on mange sur le pouce, vite et bien souvent mal. Au travail et aux obligations familiales et sociales s'ajoute le fait que de nos jours et dans nos sociétés modernes, on trouve la nourriture en quantité abondante et très facilement. On ne se fie plus qu'au plaisir mais ce n'est pas très bon pour la ligne...
Bref, notre façon de nous alimenter ne colle plus avec la chronobiologie du corps et si l'on souhaite mincir et non maigrir comme le souligne Delabos, on doit modifier notre comportement et tendre vers un rééquilibrage alimentaire qui agira sur notre poids mais aussi notre aspect physique.

La morphonutrition
Selon Delabos, nos habitudes alimentaires sont presque dans tous les cas responsables de notre silhouette. Nous ne grossissons pas tous de la même manière et nous ne mincissons pas tous de la même façon. 
Sur cette constatation, Delabos propose la morphonutrition, une technique qui permet d'évaluer la morphologie de la personne et d'obtenir son morphotype. C’est en quelque sorte une piste, un indicateur qui permet d'avoir des recommandations personnelles pour mincir là où on veut : « Montre moi tes formes, je te dirais comment tu manges ». 
Delabos précise que cette analyse du morphotype repose sur une méthode de calcul brevetée qui a été validée par l'IREN.

La morphonutrition permet donc d'obtenir un programme nutritionnel personnalisé. Pour cela, on mesure plusieurs paramètres comme le poids et certaines mensurations (tour de poitrine, taille, poignet). Ce sera la silhouette qui permettra d'évaluer le comportement alimentaire et ce sera l'évolution de cette dernière qui montrera si la personne suit bien les recommandations.
Cela peut vous paraitre compliqué mais dans la pratique, les recommandations seront simples. Par exemple, si vous êtes de type Sablier (grosse fesses et gros seins mais pas de graisse accumulée au niveau de la taille), la morphonutrition dit que vous avez une alimentation trop sucrée. Si vous avez tout le surpoids disgracieux en bas du corps et que vous êtes plutôt fine en haut, vous avez un morphotype « Cheops » et vous mangez trop de végétaux et pas assez de protéines.

Comment suivre la chrononutrition
Comment se passe en pratique la chrononutrition ? Nous vous proposons à la suite une journée typique de chrononutrition. 
Dans la bonne pratique, il est nécessaire de choisir les bons aliments et de les manger au bon moment, dans les quantités qui sont calculées auparavant.
En fait, on ne s'occupe pas vraiment de l'heure des repas comme dans nos habitudes traditionnelles.

Dans la chrononutrition, il est recommandé de prendre son petit déjeuner dans l'heure qui suit le levé. Ensuite, 5 heures plus tard c'est le déjeuner. On laisse encore passer 5 heures et c'est le tour du gouter. A noter que le gouter peut éventuellement remplacer le repas du soir. Pour finir, le diner pourra avoir lieu 1h30 minimum après le gouter ou 1h30 maximum avant d'aller au lit.
Au niveau des quantités, référez vous au livre Mincir avec la chrono-nutrition, ou c'est très bien expliqué. A noter que 2 repas libres sont autorisés chaque semaine, comme ca vous pourrez aller au restaurant.

Petit déjeuner : 100g de fromage, 70g de pain, 1 œuf de 60g, 20g de beurre.

Le matin, on mange gras pour les besoins de l'organisme et ca évite la fatigue et fringale de fin de matinée. On ne prends pas de sucres rapides comme les petit déjeuner traditionnels. En fait, on mange à l'anglaise.

Déjeuner : 250g de viande, un bol de 33cl de féculents (pâtes, riz ou frites).

Le repas du midi est dense. La chrononutrition recommande de prendre plus de protéines et moins de lipides, c'est le plat unique sans entrée, fromage, dessert ou alcool. Cela évite la somnolence et les lourdeurs habituelles.

Goûter : 30g de chocolat noir ou des noix, 1 bol de fruits frais ou de fruits secs.

Pour le gouter, ce sera sucré. Le but est de réduire le repas du soir et de diner légèrement à un moment ou le corps aura tendance à stocker en gras. On évitera les graisses animales pour du végétal et on ne sautera pas le goûter.

Diner : 260g de poisson ou 120g de viande blanche, 1 bol de légumes verts.

Le diner est light et contient peu de glucides et de lipides pour éviter de stocker. C'est un repas optionnel. De plus, le fait de manger léger le soir permet d'avoir un meilleur sommeil.

Que penser de la chrononutrition ?
Avec la chrononutrition, vous allez souffler par rapport aux autres régimes. Une fois pris les habitudes, ce n'est pas compliqué à mettre en place et il n'y a plus besoin de compter ces satanés calories. Comme vous avez pu le lire, la chrononutrition n'est pas un régime de perte de poids mais un rééquilibrage alimentaire en tenant compte des rythmes biologiques du corps. On apprécie le fait que l'on s'intéresse plus à la silhouette qu'à ce qu'indique la balance : mincir mais pas maigrir !
Comme la perte de poids se fait progressivement, on évite le phénomène de yo-yo et la reprise des kilos comme avec nombre d'autres régimes pour maigrir.
Au niveau nutritionnel, les interdits sont peu nombreux, il n'y a pas de risques de carences.

Néanmoins, le régime reste quand même restrictif et fait la part belle au gras avec environ 40% de calories provenant des graisses. De plus, on ne fait plus la différence entre les bons et les mauvais aliments. Certains nutritionniste reprochent à la chrononutrition de modifier inutilement les habitudes alimentaires en plus d'avancer des théories un peu farfelues comme « Trop de légumes donne des hanches et des cuisses. »
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